Janvier 2017

January 1, 2017

Haruki Murakami, Kafka sur le rivage, ed. 10/18 (traduction Corinne Atlan)

 

J’en avais entendu parler depuis très longtemps… Et pour tout vous dire, j’avais très peur d’être déçu par ce roman. Peur de ne pas entrer facilement dans l’univers particulier de Murakami. Une chose à dire : une incroyable découverte ! J’ai pris un plaisir fou à retrouver tous les jours Kafka et Nakata, mais aussi tous les autres personnages si attachants ! Dès les premières pages, on se retrouve plongé dans une ambiance incroyable, difficilement descriptible. Certains passages sont plus lents que d’autres mais il faut tenir bon car tous les récits se mêlent et se rejoignent progressivement. Murakami joue sans cesse avec les mots mais aussi avec le lecteur, qui se laisse docilement faire et savoure page après page ce magnifique Kafka sur le rivage.

 

 

 

 

 

Frank Westerman, La vallée tueuse, ed Christian Bourgeois (traduction Annie Kroon)

Offert par un ami, cet essai est une surprise incroyable. Il a comme thématique principale un phénomène naturel étrange à l’origine de l’extinction de plus de 2000 vies humaines au même instant dans une région du Cameron au cours des années 80. L’objet de l’essai est à la fois de présenter les différentes hypothèses scientifiques, populaires, religieuses expliquant la catastrophe tout en mettant en relief les jeux de pouvoirs et d’intérêts qui régissent ces trois domaines. Avec pour prétexte cet incroyable fait naturel, l’auteur nous amène dans un premier temps à réfléchir à la construction des théories scientifiques, dont on comprend peu à peu qu’elles servent parfois davantage leurs auteurs que l’explication objective des faits, et dans un second temps à la force de la religion et de la superstition qui servent de forces explicatives face à aux éléments qui semblent inexplicables. En deux mots un excellent essai où l’on ne s’ennuie pas une seconde, qui relate un événement intriguant et invite à réfléchir à des thématiques passionnantes.

 

 

 

 

 

Véronique Ovaldé, Ce que je sais de Vera Candida, ed. de l'Olivier

 

Après avoir dévoré La grâce des brigands et Soyez imprudents les enfants je me sentais coupable de n’avoir jamais lu l’un des romans phares de Véronique Ovaldé : « Ce que je sais de Vera Candida ». Si j’ai tardé c’est sans doute que l’intrigue, telle qu’elle était présentée en quatrième de couverture, ne m’avait jamais vraiment attiré. La nouvelle année arrivant et avec, les bonnes résolutions, je me suis débarrassé de mes préjugés et j’ai plongé dans ce roman. Celui-ci se déroule dans un pays imaginaire d’Amérique latine et raconte l’histoire d’une grand-mère, Vera Candida, et de sa petite fille, Monica Rose. Brillant au début, brillant à la fin, le livre déçoit un tout petit peu au milieu par un léger manque de magie et d’imagination. Ce que je sais de Vera Candida reste malgré tout une valeur très sure marquée par le style splendide de Veronique Ovaldé, son sens incroyable de la formule et des atmosphères souvent envoutantes.

 

 

 

 

 

Nous espérons que ces trois chroniques vous ont donné envie de lire ces livres.

Faites les découvrir à vos amis en les partageant sur vos réseaux sociaux !

 

A très vite !

 

L’équipe Kube.​​

 

 

 

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